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Site web ARIEGE SAMBO

Club / Association sportive
Sambo

09700 SAVERDUN
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Responsable : Sébastien HUOT-MARCHAND

(Président / Gérant / Autre)

Téléphone : 0675596731

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2014-2015

Entraîneur à rédiger

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Lieu : Dojo du Girbet (Gymnase Lucien Amiel)



Lieu : Dojo du Girbet (Gymnase Lucien Amiel)
Place du Girbet
09700 SAVERDUN

Horaires : 9h30-12h00 et 13h30-16h30

Equipement : Tenue Sambo ou Veste de kimono+short
Rashguard/T-shirt
Protège dents
Coquille
Protèges tibias
Gants (type mitaines)

Inscription : Par mail à ariege.sambo@hotmail.fr en indiquant: nom
prénom
date de naissance
Ou en remplissant le formulaire ci contre.

Coût: 5€/personne
Pour les non-licenciés un formulaire de licence découverte sera à remplir sur place

Programme de la journée :
Travail dans les différents domaines de combat
(frappe, projection, liaisons, sol, ...) ...

Les racines tourmentées du sambo

Les racines tourmentées du sambo
D’origine russe, cette discipline largement influencée par
les arts martiaux japonais, au premier rang desquels le judo, a
véritablement vu le jour sous le régime stalinien. Son fondateur fut une
des nombreuses victimes des purges du «Petit père des peuples ».



L’Histoire a parfois de ces revers cruels, celle du sambo en
bel exemple. Le sambo a été officiellement reconnu en URSS le 16
novembre 1938. Anatoly Arkadevich Kharlampiev (1907-1979), instructeur
de culture physique très porté sur les techniques d’autodéfense, en
revendiqua la paternité dans ses nombreux ouvrages. Son idée :
synthétiser en une seule discipline toutes les luttes slaves existantes.
Après la seconde guerre mondiale, il enseigne son « sport » au Club
Dynamo de Moscou où sont formées toutes les élites militaires des
Affaires intérieures. Reconnu pour son efficacité et diffusé à travers
le monde, le sambo contribua à faire de Kharlampiev un héros national
dans son paxxxxxxxx

L’histoire du sambo aurait pu s’arrêter à cette version officielle,
si un certain Mikhaïl Nikolaevich Lukashev ne l’avait pas égratignée.
Sans vouloir, à la base, remettre en cause la paternité du sambo à
Kharlampiev, il trouvait quelques incohérences dans le récit qu’en
faisait ce dernier. En effet, comment expliquer que le sambo, qui
présente beaucoup de similitudes avec le judo, niait toute influence de
la « voie de la souplesse », inventée par Jigoro Kano en 1882. Par
ailleurs, Kharlampiev a construit l’origine de son sport sur une fable
pour le moins troublante : un héros de la Révolution (celle de 1917),
N.I Podvoiski, lui aurait intimé l’ordre en 1922 de créer ce melting-pot
de toutes les luttes russes. Le hic, c’est que Kharlampiev, à cette
date n’avait que 15 ans… Difficile de croire à la véracité d’une telle
rencontre pour Lukashev qui se met à enquêter.

Son livre Born in tsar’s prison to die in Stalin’s one (« Né
dans une prison du tsar pour mourir dans une autre de Staline »), paru
en 1982, déclenche la polémique. Son enquête, rendue difficile par les
archives disparues et les témoins peu enclins à aborder le sujet, révèle
alors que Viktor Afanasevich Spiridonov (1883-1943) et Vasily
Sergeevich Oschchepov (1892-1937) sont à l’origine du sambo et que leur
existence a été délibérément occultée par les purges staliniennes.
Tandis que les étudiants de Kharlampiev dénoncent Lukashev dans une
lettre adressée au Comité central du Parti communiste de l’Union
soviétique (PCUS), le Comité d’Etat des sports d’URSS ouvre un débat
public qui intéresse bon nombre de vétérans du sambo. Ces derniers,
muselés jadis, peuvent raconter la véritable histoire. Et à force de
témoignages, d’archives et de documents d’Etat rassemblées, le voile se
lève sur l’identité des vrais fondateurs du sambo.


AFFRONTER LES PIRES SITUATIONS

Viktor Afanasevich Spiridonov est le premier expert de la discipline
qui, plus tard, sous la houlette de son élève Vasily Sergeevich
Oschchepov, prendra l’appellation de « sambo ». Né en Russie en 1883, il
s’engage dans l’armée du tsar à l’âge de 17 ans. Promu officier, il est
envoyé en Mandchourie pour participer à la guerre russo-japonaise
(1905). A cette époque, il constate qu’aucun système de combat n’est
enseigné au personnel militaire. Au cours de la première guerre
mondiale, Spiridonov est estropié à coup de baïonnette. Blessé et de
petite stature, il compose alors un système de combat qui permettrait de
pouvoir affronter les pires situations dans les cas les plus extrêmes
et les plus défavorables. Pour ce faire, il prend en compte les facteurs
de stress et de peur en se fondant sur l’expérience traumatisante qu’il
a vécue dans les tranchées.

En 1923, le Club Dynamo à Moscou dispense une formation au combat
pour les militaires et les policiers. Spiridonov y est formateur et
baptise sa discipline « le Samoz » (littéralement « autodéfense sans
armes »). L’efficacité de son art martial est telle qu’il en dispense
l’enseignement aux gardes du corps personnels de Joseph Staline, les Sokoli Stalina.
Dans les dernières années de sa vie, Spiridonov sillonne l’Europe et
sélectionne les meilleures techniques de boxe française et anglaise, du
combat au corps à corps, de l’escrime et du jiu-jitsu. Il voyage aussi
en Mongolie, en Chine et en Inde pour enrichir son art martial. Il
décède en 1943, dans l’anonymat.

La vie de Vasily Sergeevich Oschchepov, est elle, beaucoup plus
tragique. Le garçon a vu le jour dans un centre pénitencier pour femmes
sur l’île de Sakhaline en 1892. A l’âge de 11 ans, il perd sa mère avant
d’être recueilli par un archevêque orthodoxe qui fonde quelques écoles
au Japon. En 1907, Oschchepov est envoyé dans l’une d’elles, à Kyoto, où
il apprend le judo. Il montre des prédispositions pour cet art martial,
créé 25 ans auparavant par Jigoro Kano. Repéré comme un élève brillant,
il obtient le droit de s’entraîner au Kodokan, le sacro-saint du judo
où il reçoit des mains du maître Kano en personne sa ceinture noire,
devenant ainsi le premier russe à obtenir le 1er dan.


INFLUENCES MULTIPLES

En 1914, il fait son retour en Russie, à Vladivostok, où il ouvre une
école de judo. Grâce à sa maîtrise du japonais et de l’anglais, il
intègre l’armée russe en tant que traducteur. Après la Révolution de
1917 qu’il soutient, il est envoyé au Japon et en Chine. Là, il parfait
sa connaissance et sa maîtrise des arts-martiaux asiatiques. Il revient
en Russie en 1921, continue d’enseigner et se taille au fil des années
une réputation d’expert en arts martiaux. En 1929, un général lui
propose de diriger un « projet spécial de judo » pour l’Armée Rouge
qu’il développe avec succès. Cependant, il prend conscience que le judo
de Jigoro Kano a été créé à des fins éducatives. Pour sa part, il se met
en tête d’élaborer un système de combat plus réaliste. Il entre alors
en relation avec un certain Viktor Spiridonov, instructeur au Dynamo et
expert en lutte gréco-romaine et jiu-jitsu. Leur collaboration permet au
judo d’Oschchepov de s’enrichir des techniques de pieds et de poings
apportées par Spiridonov. L’idée est d’obtenir la discipline la plus
rapide et la plus efficace possible. Il y intégre, pour cela, des
mouvements de luttes slaves, européennes et américaines.

Pour accroître la sécurité des pratiquants, il inventa une sorte
d’armure en ajoutant des gants et des protège-tibias. Au Keikogi
traditionnel du judo, il préfère des vestes spéciales (Kurtka), des
pantalons (Trusi) et des chaussures de cuir souples (Sambofki). Le
premier étudiant à qui Oschchepov enseigne son art est Anatoly
Kharlampiev. Agé de 20 ans, ce dernier, qui avait déjà voyagé dans
beaucoup de pays pour étudier différents styles d’arts martiaux,
contribue au développement du sambo dans toute l’URSS. A cette époque,
le gouvernement soviétique, paranoïaque, voit d’un mauvais œil les
influences étrangères dans quelque domaine que ce soit. Vasily
Oschchepov, qui avait toujours reconnu que le sambo était largement
influencé par les arts-martiaux japonais (notamment le judo), dérangeait
donc au plus haut niveau de l’Etat. Le 29 septembre 1937, un décret de
conspiration fut déposé contre lui. Accusé d’être un espion à la solde
des Japonais, il fut incarcéré dans un goulag de Sibérie avant d’être
exécuté d’une balle dans la tête.

Son élève, Anotoly Kharlampiev, prend alors ses distances avec Oschchepov et s’autoproclame créateur de ce système de combat « uniquement basé sur les anciennes formes de lutte slaves »… Il lui donne le nom de sambo qui fut officiellement adopté par l’Intelligentsia soviétique le 16 novembre 1938.

« Mieux vaut arrêter dix innocents plutôt que de laisser un espion s’échapper »,
telle était la doctrine sous Staline, qui fit exécuter bon nombre de
son élite militaire avant la seconde guerre mondiale à l’instar de
Vasily Sergeevich Oschchepov, qui avait eu la mauvaise idée, pour
élaborer sa discipline, de chercher quelques influences en dehors de
l’URSS et plus particulièrement au Japon, ennemi intime des soviétiques
après le traité de Portsmouth en 1905 qui obligeait l’ours russe à céder
le sud de l’île Sakhaline aux Nippons.

En dehors du judo et jiu-jitsu (japonais), le sambo tire ses racines
de différentes luttes de l’ex-URSS : La kurash (Ouzbékistan), la
Chidaoba (Géorgie), la Kures (Kazakhstan, la Gulesh (Azerbaïdjan) et la
Kurijash (Tatarstan et Bachkortostan). Parmi les samboïstes les plus
connus, on peut citer l'actuel président de Russie Vladimir Poutine ou
le champion de Mixed Martial Arts Fedor Emelianenko.

Florent Bouteiller

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